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Accessibilité  seniors: Suppression des marches, seuils et ressauts

Dans la perspective d’améliorer l’accessibilité des personnes à mobilité réduite et de rendre plus confortable la vie des personnes dépendantes et de leurs aides-soignants, les bâtiments qui devraient les accueillir doivent subir des modifications et être aménagés à leur convenance. Pourquoi devrait-on effectuer les travaux d’accessibilité ?

Qui dit loi, dit obligatoire. Ceux qui n’appliquent pas les normes sont exposés au paiement d’une amende. Mais ce n’est pas à cause de son caractère contraignant que cette mesure devrait être appliquée. C’est surtout à cause de son caractère humanitaire et altruiste. En effet, l’accessibilité PMR est destinée à améliorer la sécurité et le confort de ces personnes, en dépit de leur problème de santé. C’est ainsi que les maisons individuelles devront également modifier leur système d’accès.
En France, la perte de mobilité touche de nombreuses personnes. Selon la statistique publiée par l’INSEE en 2015, 13,4 % de la population ont une déficience motrice et 2 à 3 % utilisent un fauteuil roulant. Les seniors sont beaucoup touché par ce problème, ceux qui perdent leur faculté physique et/ou mentale à cause de l’âge.

Le travail consiste à trouver une solution adaptée pour les différences de niveau à l’intérieur et à l’extérieur ainsi qu’entre chaque pièce pour ne pas gêner la circulation des personnes à mobilité réduite. Ainsi, il faut supprimer tout obstacle supérieur à deux centimètres. Il convient par la suite de créer une rampe d’accès ou une plateforme en pente au lieu et place des marches quand la différence de niveau ne peut être supprimée. Ces cheminements ou plans inclinés doivent obéir à une dimension et au dénivelé répondant aux normes PMR.
Concernant ces aménagements de marches, seuils et ressauts, le but est de faciliter la circulation des fauteuils roulants et autres véhicules PMR comme le scooter électrique. Ces travaux sont également destinés à rendre moins fatigant l’accès aux lieux concernés, aussi bien pour la PMR que celui chargé d’accompagner une personne dépendante.

Voici le guide d’accessibilité concernant les marches, les seuils et les ressauts.
Les escaliers
D’abord, il y a l’escalier destiné à des personnes handicapées mais qui n’est pas accessible par une chaise roulante. La largeur d’un tel escalier doit être supérieure à 1,40 mètre et la hauteur des marches ne doit pas dépasser 16 centimètres tandis que la profondeur du giron doit être au moins 28 centimètres. L’escalier doit être pourvu d’une main courante préhensible sur les deux côtés.
Ensuite, pour rendre les escaliers accessibles par une personne se déplaçant sur un fauteuil, les marches doivent être remplacées par une pente large d’au moins 1,20 m ou de 0,90 m pour une faible distance. Sa pente doit être inférieure ou égale à 5%, elle peut être de 10 % sur une longueur de 2 mètres et de 12 % si la distance ne dépasse pas le 0,50 mètre. Avec une pente de 4 à 5 %, un palier de repos doit être installé tous les 10 mètres. Le devers (pente horizontale) doit être inférieur ou égal à 2 %.
Les ressauts
Les ressauts, s’ils ne peuvent être supprimés doivent être de bords arrondis de moins de 2 cm de hauteur ou muni de chanfreins dont la hauteur maximal est de 2 cm. La distance entre deux ressauts successifs doit être au moins 2,5 mètres.
Les seuils
Trois cas peuvent se passer pour les travaux concernant les seuils. S’il s’agit d’une maison en cours de construction, il faut tout de suite bâtir le seuil en pente. Par contre, s’il s’agit d’une maison déjà construite, il faut ajouter un seuil de franchissement qui obéissant aux dimensions légales. Enfin, s’il s’agit d’une porte coulissante comportant des rails, il faut ajouter des rails amovibles de par et d’autre de la porte.

Les bâtiments touchés sont indiqués dans les textes de la loi du 11 février 2005 relatifs à la reconnaissance de l’handicap et à l’égalité de l’accessibilité pour à un lieu physique et à des informations. Les bâtiments qui devraient donc effectuer des travaux d’aménagement sont donc : les établissements recevant du public (ERP); les établissements ouverts au public comme les restaurants et le cinéma ; les locaux d’habitation destinés à la location ou à la vente et les établissements spécialisés comme l’EPHAD et les maisons de retraite.
Le cas d’accessibilité pour les PMR ou personne à mobilité réduite est souvent évoqué. Il convient toutefois de noter que les aménagements concernent également les personnes dépendantes et les personnes atteintes d’autres déficiences physiques comme la cécité et la surdité. Les victimes des troubles mentales comme l’autisme ou des déficiences mentales dégénératives comme la maladie d’Alzheimer et le Parkinson en font également partie.

Il s’agit ici d’une tâche qui devrait être confiée à des professionnels, sous peine de compromettre la fiabilité des travaux ou de ne pas respecter les normes. Voici les étapes à faire pour effectuer les travaux d’aménagement pour la modification des marches, seuils et ressauts.
Effectuer un diagnostic d’accessibilité
Cette étape consiste à demander l’avis d’un expert pour les modifications à faire. Il s’agit d’un professionnel agréé qui établit l’état de lieu et détermine les travaux nécessaires
Contacter des professionnels
Avant de choisir l’entreprise qui doit effectuer les travaux, il faut d’abord demander des devis auprès de nombreux professionnels. Une comparaison préalable permet de trouver l’offre avantageux tout en choisissant celle capable remplir le cahier de charge.
Le coût de mise aux normes pour l’accessibilité PMR varie en fonction du logement et de la nature des travaux. Il ne faut pas oublier qu’il existe d’autres aménagements comme l’installation de monte-escalier ou de la modification des espaces de vie. Pour l’aménagement d’une maison individuelle, le montant de travaux PMR peut atteindre 10 000 €, pris en charge par le propriétaire.
L’assurance-dépendance est une solution adapté pour financer ces aménagements de l’habitat. C’est une offre d’assurance selon laquelle l’assuré peut recevoir un capital au moment où la perte d’autonomie est constatée.

Les propriétaires qui doivent financer les travaux d’adaptation de leur habitat peuvent obtenir des subventions de la part de l’ANAH ou Agence national de l’habitat. Le montant de cette aide est plafonné à 5 600 € tous les 5 ans. Elle est octroyée sous condition de ressource pour les résidences principales de plus de 15 ans.
La MDPH ou Maison départementale des personnes handicapées propose une Prestation de compensation de handicap (PCH) qui peut être utilisée pour aménager le logement des personnes victimes de perte d’autonomie. La PCH est limitée à 10 000 € sur une période de 10 ans par personne en situation de handicap. Pour en bénéficier, l’intéressé doit être âgé de moins de 75 ans, porteur d’un problème d’autonomie reconnu avant sa 60ème année.
L’APA (allocation personnalisé d’autonomie) est délivrée par les Conseils Généraux aux personnes de 60 ans ou plus hébergées à domicile ou dans un établissement spécialisé en France. Cette allocation peut servir à payer les frais d’adaptation de logement. Le montant octroyé dépend du niveau de dépendance mentionnée dans la grille d’AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupe Iso-Ressources).

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