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Problématiques de l’accès aux soins mortuaires des séropositifs

L’accès aux soins mortuaires et aux droits d’accompagnement médico-psycho-social des personnes séropositifs est une avancée sans précédent pour les LGBT. En effet, depuis le 12 juillet 2017, après 3 décennies de discrimination, l’interdiction de soins funéraires pour les personnes atteintes de VIH et d’hépatites virales est levée. Désormais, ces personnes peuvent bénéficier des soins de thanatopraxie suite à la décision de la ministre de santé Agnès Buzyn. Une reconnaissance sociale lente à venir et accueillie favorablement par les LBGT mais cela fait aussi soulever des problèmes au niveau de sécurité à cause des dégâts causés par cette maladie mortelle.

La loi du juillet 2017 vise à abolir l’interdiction légale des séropositifs aux soins post-mortem. Avant la sortie de l’arrêté, il y a plusieurs mesures de sécurité concernant la vaccination des thanatopracteurs, les conditions d’intervention de ces professionnels… Ces mesures de précautions sont importantes car le sida est une épidémie qui n’arrête pas de tuer. Les dernières statiques de l’ONU indiquent effectivement plus de 37,7 millions de séropositifs en 2020 et 1,5 million de nouveaux cas infectés. Le nombre de décès liés au SIDA quant à lui s’échelonne entre 480 000 à 1 million pour l’année 2020. Bon nombre de ces personnes n’ont pas été dépistés. Les populations à plus à risque de contracter cette épidémie sont les gays, les bisexuels et les trans mais de nombreux hétérosexuels peuvent aussi être touchés par cette maladie, sans différenciation de sexe ni d’âge. Certes, il y a le traitement par trithérapie qui permet de faire baisser la charge virale dans l’organisme afin qu’elle soit moins détectable, mais beaucoup de séropositifs ne peuvent pas accéder à ce type de soins à cause de son coût. Cela est surtout vrai dans les pays en voie du développement où cette maladie constitue un frein pour le développement. En France, les thanatopracteurs sont donc exposés aux soins mortuaires des personnes qui peuvent être infectées par le VIH, sans qu’ils en soient informés. La prévention est donc plus que jamais d’actualité pour ces professionnels chargé de prodiguer des soins de conservation aux défunts.

L’heure a sonné pour la pratique de soins post-mortem aux défunts séropositifs mais les thanatopracteurs affirment avoir des craintes de risque de contamination. C’est la raison de la pétition du syndicat professionnel des thanatopracteurs indépendants (SPTIS) qui regroupe 158 professionnels sur les 800 actifs. Le syndicat a recueilli 500 signatures dont il a envoyé au ministre de la santé. Notons que l’intervention de ces professionnels de santé ne consiste pas uniquement à laver et à habiller le corps. Les actions des thanatopracteurs s’articulent autour du vidage des cadavres de leur sang afin d’y injecter de formol ou de liquide de conservation. Ils doivent par la suite recoudre et cacher les escarres et les autres éraflures puis effectuer le nettoyage de l’ensemble du matériel et dégager les déchets. Du fait qu’ils utilisent des objets coupants, le risque de contamination avec le sang d’une personne séropositive n’est donc pas à exclure. L’argument est que la maladie peut être contractée par une projection de sang sur une plaie ou avec une seringue souillée. Par ailleurs, Cédric Ivanes, le président du SPTIS affirme aussi l’existence de cas de contamination aux USA. Il s’avère ainsi nécessaire de concerter avec les délégués du secteur funéraire pour trouver une solution à ce problème de contamination. Le port d’un matériel de protection (combinaison, gants…) constitue certes une sécurité plus ou moins efficace mais le pratique de tests récurrents est aussi utile pour dépister une éventuelle contamination.

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