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Risques sanitaires biologiques et chimiques liés à l’exhumation d’un corps

Déterrer une personne morte n’est pas un acte anodin. Le processus d’exhumation est à haut risques et les personnes chargées d’entreprendre ces travaux ont un devoir en vertu de la loi sur la santé et la sécurité au travail. Elles doivent protéger la sécurité des employés et des autres personnes impliquées dans le processus d’exhumation. Retrouvez dans cet article les précautions à prendre pour éviter les risques sanitaires et professionnels avec les exhumations.

L’exhumation est le processus qui consiste à déterrer les restes d’une personne humaine pour un certain nombre de motifs. Bien que cette pratique ne soit pas courante, elle peut être réalisée dans le cadre d’une enquête criminelle à des fins d’expertise médico-légale. Les dépouilles dans les concessions abandonnées doivent également être exhumées. Les autres raisons concernent également les membres de la famille qui souhaitent que les restes de la personne décédée soient déplacés. A titre d’exemple, les anciens combattants sont quelquefois exhumés pour être enterrés dans un cimetière d’Etat ou un cimetière dédié à l’honneur des hommes et des femmes ayant servi le pays. Sinon, l’exhumation d’un corps doit être effectuée par les fossoyeurs. Quelquefois, ces professionnels sont aidés par les opérateurs de pompes funèbres qui récupèrent et transportent les restes.

L’exhumation implique la manipulation des cadavres dans ses stades de dégradation dans des cercueils plus ou moins étanches. L’excavation fait souvent appel à des fossoyeurs et quelquefois à des machines. Avant de déterrer le cercueil, les fossoyeurs préparent le site et enlèvent les pierres tombales ou autres structures au-dessus de la sépulture. Au cours de leur intervention, ils doivent faire en sorte que le cercueil ne soit pas abîmé ou qu’il reste intact lorsqu’ils le soulèvent. Ce qui nécessite beaucoup de précaution si le défunt a été enterré depuis longtemps. La physiologie, la nature du sol, la forme du caveau, les intempéries peuvent en effet impacter sur l’état du corps.

L’exhumation peut impliquer aussi l’ouverture d’un tombeau avec une dalle plus ou moins lourde entraînant la cassure de la dalle, le déblayage des décombres et des résidus. Puis, il faut transférer les restes dans un autre endroit, un laboratoire ou dans un autre récipient. En outre, la plupart des exhumations se font pendant la période estivale, car le processus peut s’avérer compliqué à cause du gel et du durcissement du sol. Il s’agit ainsi d’une pratique réalisée dans un cadre pouvant causer des menaces potentielles en termes de sécurité et de santé.

La putréfaction des chairs est le plus grand risque encouru lors de l’excavation de tombes. L’ouverture des tombes entraîne la prolifération des bactéries et de gaz chimiques. Le cadavre constitue surtout un danger potentiel si le décédé est mort d’une maladie infectieuse. Mais même si la personne meurt d’un traumatisme, le processus de décomposition est sans risque mais dégoûtant. Les bactéries dans le corps du défunt consomment la chair. Les guêpes, les coléoptères et les autres insectes ainsi que les asticots provenant des œufs pondus dans le cadavre mangent également le cadavre. Si les rats peuvent s’infiltrer dans le tombe, ces omnivores peuvent aussi s’attaquer aux cadavres.

L’exhumation doit être réalisée en dehors des heures d’ouverture de cimetière. La zone affectée à cette opération doit être délimitée à cause des risques sanitaires de cette opération. Elle doit être réalisée en présence des agents funéraires et municipaux (agent de la police ou garde champêtre) et d’un parent ou d’un mandataire de la famille. La personne ayant fait la demande d’exhumation doit payer les frais de vacation même si l’agent n’est pas présent. S’il s’agit d’un décès suite à une pathologie contagieuse, la famille doit respecter un délai d’un an minimum à compter de la date du décès.

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