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Peut-on léguer ou vendre le tatouage après le décès ?

La conservation de la peau tatouée après la disparition d’une personne est une pratique qui peut surprendre. À l’étranger, notamment aux États-Unis, cette peau est parfois considérée comme une œuvre d’art, au même titre qu’une toile de peintre, et peut donc atteindre une valeur élevée. Cependant, en France, la législation interdit la conservation et la vente de peaux tatouées post-mortem.

Popularité croissante du tatouage
Selon une enquête Ifop, 19 % des Français de plus de 18 ans sont tatoués. Autrefois stigmatisé comme signe d’indécence ou associé aux marins et aux voyous, le tatouage connaît actuellement un engouement chez les jeunes et les moins jeunes. 16 % des femmes sont tatouées contre 10 % des hommes. Les hommes préfèrent souvent des tatouages visibles sur les bras, les cuisses ou le dos, tandis que les femmes optent généralement pour des motifs plus discrets. La tendance du tatouage a été renforcée par sa popularité parmi les célébrités et les athlètes. Aujourd’hui, le tatouage est reconnu comme un art corporel coûteux, réalisé par des tatoueurs renommés ou des novices.

Tatouage : un patrimoine transmissible ?
Si le tatouage est considéré comme un art et donc un patrimoine, une question se pose : peut-on vendre le tatouage après le décès de la personne, ou cette œuvre d’art est-elle destinée à rester avec son propriétaire éternellement ? Est-il possible de transmettre un tatouage à ses héritiers ?

Cas notables de peaux tatouées conservées
Il existe quelques exemples de passionnés qui ont récupéré et conservé des peaux tatouées post-mortem. Par exemple, le Musée de pathologie de Tokyo détient une collection de près d’une centaine de peaux prélevées sur des yakuzas, collectées par le Dr Fukushi. Celui-ci a même acheté certaines de ces peaux afin d’avoir des droits sur ces œuvres. De plus, en 2008, un collectionneur allemand a payé 130 000 euros pour le tatouage de Tim Steiner. Cette somme a été répartie entre l’artiste tatoueur, l’intermédiaire (la galerie de Pury et Luxembourg) et Tim Steiner. En échange des 43 000 euros qu’il a reçus, Steiner a accepté d’exposer son tatouage trois fois par an selon les souhaits de l’acheteur, qui a également le droit de revendre, de léguer ou de récupérer le tatouage après le décès de Steiner.

La pratique aux États-Unis
Aux États-Unis, certains thanatopracteurs offrent des services permettant de conserver la peau tatouée des défunts. Mickael et Kyle, deux thanatopracteurs de la société “Save my Ink Forever”, proposent notamment aux familles de préserver et d’exposer le tatouage d’un proche décédé. Pour assurer la qualité de la conservation, le prélèvement doit se faire dans les 3 jours suivant le décès. Le processus complet de conservation dure entre 4 à 5 mois, après quoi la famille peut récupérer la peau tatouée pour l’exposer selon ses souhaits.

La législation en France
En France, la réglementation concernant le respect des défunts est stricte. Vendre une partie du corps d’un défunt est formellement interdit. Toutefois, la législation ne s’oppose pas au don d’organes ou de corps à des fins thérapeutiques. Les actes comme le dépeçage du corps humain pour des raisons autres que médicales, y compris la vente ou la transmission d’un tatouage, sont interdits. Les contrevenants s’exposent à des sanctions sévères, notamment une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 5 ans et une amende de 75 000 euros.

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