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Ce qui est à savoir sur les soins de conservation du corps d’un défunt

Le processus de décomposition et de putréfaction d’un corps se déclenche après l’arrêt du cœur et le décès d’une personne. Les soins de conservation visent à ralentir cette réaction naturelle dans le but de mieux préserver le corps du défunt jusqu’au jour des obsèques. Dans cet article, nous allons parler du déroulement des soins de conservation du corps et l’utilité de cette pratique.

D’abord, les soins de conservation sont facultatifs sauf si la dépouille doit être transportée dans certains pays étrangers ou s’il doit être transporté sans cercueil pendant 24 à 48h. Cette pratique diffère de la toilette mortuaire qui consiste à nettoyer et habiller le corps du défunt afin de le rendre plus présentable pour l’enterrement. En règle générale, la dépouille ne requiert pas les soins de thanatopraxie si elle est conservée dans une chambre mortuaire qui est déjà réfrigérée. Les soins de conservation d’un corps consistent à remplacer le sang du défunt par le formol. Cette solution aqueuse permet de mieux conserver les tissus contre la putréfaction naturelle pendant une durée de 2 à 3 semaines.
Voici les étapes de la réalisation de ces soins :

  • le corps du défunt est placé dans un laboratoire équipé d’une ventilation.
  • après vérification de l’identité du défunt par le biais de son bracelet muni de son nom et son prénom, le thanatopracteur enfile ses gants, une blouse, un tablier, le sur-chaussures et met un masque et une charlotte.
  • il lave ensuite les orifices du visage avec un produit désinfection.
  • le thanatopracteur regarde ensuite où est-ce qu’il va réaliser une petite incision au niveau du corps du défunt. Souvent il le fait au niveau du cou pour sortir l’artère et y mettre la canule. Puis, il fera un petit trou en dessous du sternum afin d’introduire le tube de ponction au niveau de l’estomac.
  • il presse ensuite le système artériel et pique dans le cœur côté gauche si les veines vont gonfler au niveau de la main ou de la tête.
  • puis il vide le sang du corps du défunt et lui injecte le formol.
    La réalisation de ces étapes se fait entre 15 à 30 mn si le corps ne présente aucune atteinte pathologique ou anormale. Mais s’il est victime d‘une phlébite, d’une embolie ou d’une formation d’un caillou de sang dans les veines, cela peut durer plus longtemps. Après ces étapes, le thanatopracteur effectue la suture du point au niveau de la carotide et y pose un petit pansement. Le sang, les graisses, les urines et les selles sont collectés dans la poche d’aspiration avant d’être évacués dans un bac pour les déchets médicaux. Ces déchets seront ensuite incinérés.
  • le thanatopracteur effectue un point pour fermer la bouche du défunt puis il effectue l’habillage, la coiffure, le rasage et le maquillage si nécessaire. Il place ensuite le corps sur une table de présentation.

Pour assurer la conservation d’un corps jusqu’à la mise en bière, il est aussi possible de conserver le corps en appliquant la glace carbonique sur différents endroits de la dépouille. Ce soin peut être réalisé au domicile du défunt sans autorisation ni démarche particulière à faire. Le renouvellement de la glace est indispensable toutes les 2 à 3 jours au maximum pour que le corps puisse avoir une température de -78°C.   Pour maintenir une température suffisamment froide à un corps et éviter son altération, il est également possible de placer la dépouille sur un lit funéraire réfrigérant ou sur une rampe. Cet équipement peut être loué pour une quarantaine d’euros par jour. Son utilisation ne nécessite ni autorisation spéciale ni démarches administratives.


Connaissez-vous la Définition de l’aquamation ?

La thanatopraxie a pour objectif de ralentir la décomposition du corps d’un défunt. Ce soin de conservation est facultatif. Mais l’aquamation est une pratique funéraire utilisant l’hydrolyse pour éliminer les restes d’une dépouille mortelle. Ce procédé est courant pour l’élimination des déchets d’animaux tout en évitant la propagation des maladies comme la vache folle ou la gale. Cette pratique consiste à immerger le corps dans de l’eau chaude agitée qui contient des solutions de dissolution de chairs comme le carbonate ou l’hydroxyde pendant quelques heures. Cette immersion doit respecter des températures définies. On obtient un liquide coloré après les 3ou 4 h de dissolution. Seuls l’Australie et Canada autorisent ce procédé funéraire. La France interdit l’aquamation car la loi oblige la mise en bière d’un défunt avant ses funérailles et le traitement avec dignité et décence des restes d’une personne décédée. Les sociétés écologiques prônent ce procédé qui présente l’avantage d’émettre une quantité inférieure de gaz à effet de serre comparée à la crémation classique.

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